Ce livre relate l'histoire d'une jeune fille, agent de liaison d'un réseau de résistants, arrêté en mars 1944, torturée puis déportée au début du mois d'août, blessée par un garde allemand, lors de l'attaque d'un convoi ferroviaire par des aviateurs britanniques mitaillant à l'aveugle. Elle décède après un long calvaire, prisonnière laissée sans soins par ordre des policiers nationaux-socialistes.
L'auteur détaille la vie de deux familles dont l'une célèbre, les Cochin, caractéristiques de l'ancienne France, patriotes désintéressés, catholiques actifs et qui utilisent leur situation sociale pour rendre le maximum de services autour d'eux.
La jeune Agnès de Nanteuil mène d'abord la vie d'une fille de bonne famille, pieuse, pensant devenir religieuse. Habitant dans le Morbihan, elle prend d'abord des responsabilités dans le scoutisme traditionnel puis s'engage, à 20 ans, dans un mouvement de résistance avec sa sœur et ses amis.
Ce livre, au-delà de la biographie de l'héroïne, fait revivre une société dont il existe, heureusement, quelques surgeons dans la France d'aujourd'hui.
Née en 1922, Agnès de Nanteuil connaît une enfance heureuse à Paris et en Bretagne et une jeunesse investie dans les mouvements de jeunes et l'Action catholique. Pendant la guerre, elle s'engage dans la résistance et devient agent de liaison. Dénoncée, arrêtée, torturée, Agnès est déportée par le dernier convoi de Rennes et meurt à Paray- le-Monial des suites d'une blessure reçue pendant le trajet. Christophe Carichon a écrit le récit poignant de sa vie et de sa disparition tragique.
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mardi 19 juillet 2011
mardi 21 juin 2011
Agnès de Nanteuil dans Le Casoar, revue de la Saint-Cyrienne
Christophe Carichon brosse ici, en forme de portrait d’âme, la vie d’Agnès de la Barre de Nanteuil, sœur aînée de notre Ancien le Lieutenant-colonel Benoît de Nanteuil, décédé en juillet 2009. Agnès de Nanteuil est morte pour la France en cours de déportation, le 13 août 1944 et a donné son nom à la 26e promotion de l’EMCTA.
Aînée d’une famille très unie de six enfants qui sera très éprouvée, Agnès se révèle vite comme une jeune fille de caractère à la foi vive et bien chevillée ; elle s’engage très jeune dans le scoutisme et la jeunesse chrétienne étudiante féminine (JCEF). Meurtrie par la défaite de 1940, elle se dévoue, notamment comme infirmière de la Croix-Rouge , au profit des réfugiés et des blessés puis, à partir de 1943, dans la Résistance , comme agent de liaison du GCA Audibert, chef de l’ORA pour l’Ouest.
Arrêtée par la Gestapo à la suite d’une dénonciation, elle est emprisonnée, torturée puis déportée par le dernier convoi de Rennes. Son train étant pris pour cible par l’aviation alliée, elle est grièvement blessée et décède à 21 ans, le 13 août 1944, en gare de Paray-le-Monial.
Fruit d’une recherche rigoureuse dans les archives, notamment familiales, et bénéficiant de nombreux témoignages directs, ce livre sobre et émouvant nous offre un bel exemple de ce dont peuvent être capables de jeunes Français aux heures les plus sombres de notre histoire.
Gilles de Cleene
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